Madagascar 2010 2017-05-01T22:01:37+00:00

Madagascar 2010

Si l’opération « Madagascar 2007-2008 » a été une réussite et a permis d’améliorer grandement les conditions de vie des habitants de la région Sofia, la situation reste difficile. C’est devant l’ampleur du travail qu’il reste à accomplir que l’ONG humanitaire «Anne-Marie Soeur du Monde » se mobilise cette année encore et lance le projet « Madagascar 2010 ».

 L’objectif de cette nouvelle opération est de monter un projet de développement durable dans la région Sofia, qui se traduirait concrètement par :

 

1.   La construction d’une route d’accès dans la brousse 

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Les populations de Mandritsara et Andohajango vivent sur les hauts plateaux arides, isolées dans les montagnes. Les villages sont difficiles d’accès ; aucun camion n’était jamais venu à Andohajango avant notre convoi. Devant les problèmes rencontrés pour se frayer un chemin dans la brousse (à coups de pelle et de machette), il est plus qu’urgent d’offrir aux habitants de la région Sofia les moyens de se déplacer convenablement en construisant une route. Celle-ci permettra de rompre l’isolement dans lequel sont plongés les Tsimihety et de relier les villages par une voie de circulation.  Mais le principal bénéfice que les habitants de la brousse pourront retirer de cette nouvelle voie, c’est d’avoir un accès plus rapide aux services médicaux. Il faut en effet compter pour le moment plusieurs heures de marche pour atteindre les services de santé. La route permettra donc de sauver des centaines de vies. Nous nous mobilisons donc pour construire une route de 75 km dans la brousse.

Avec une route, c’est la communication qui est rétablie.

 

2.   L’installation de panneaux solaires

Le soleil, présent 365 jours par an à Andohajango, est un atout non négligeable dont disposent les populations pour produire une énergie renouvelable. C’est une clé de réussite du développement durable pour les Tsimihety et une solution d’avenir dans une région ensoleillée toute l’année.

Notre projet : Utilisation de l’énergie solaire

L’énergie solaire doit permettre de mettre en place un système d’éclairage du village et de ses environs, qui assurera une meilleure sécurité de la population. En effet, l’éclairage pourrait réduire le taux de criminalité (cambriolages, abus sexuels…) par son effet dissuasif sur la population, mais devrait également permettre de limiter les accidents. L’apport en électricité permettra par ailleurs de faire fonctionner tout le matériel médical du dispensaire, alimenter en énergie l’école, la salle culturelle, la bibliothèque et surtout chaque foyer de la commune, ce qui représente une centaine de familles. Si l’énergie solaire est déjà utilisée pour faire fonctionner l’hôpital d’Andohajango, ce n’est pas le cas pour le centre médical d’Ampombilava. Ce hameau de la commune, très isolé en plein cœur de la brousse, ne dispose d’aucune électricité, et l’installation de panneaux solaires serait le moyen idéal pour remédier à ce problème.

 Concrétisation du projet

Pour utiliser au mieux le soleil, l’ONG humanitaire « Anne-Marie Soeur du Monde » compte installer des panneaux solaires. Cette solution est adéquate car :

  • Les panneaux solaires permettront l’électrification du village et de ses environs.
  • Il s’agit d’une technologie qui préserve l’environnement car non polluante.
  • Le coût de panneaux solaires est abordable par rapport à l’installation de sources d’énergie dépendantes du pétrole, et le prix de l’installation est vite amorti.
  • La durée de vie d’un panneau solaire est d’environ 15 ans. L’installation est donc durable.

Avec l’énergie solaire, c’est toute une maison qui vit.10_avec_l_energie_solaire_c_est_tout_une_maison_qui_vit

 

3.   La construction de douze puits

Les problèmes actuellement rencontrés au niveau de l’eau sont à la fois quantitatifs (diminution de la réserve en eau, liée au réchauffement climatique et à la sécheresse) et qualitatifs (mauvais approvisionnement en eau potable, pollution de l’eau).  Le taux d’accès de la population aux infrastructures d’approvisionnement en eau potable n’est que de 5,5% en milieu rural dans la Région Sofia.

 Notre projet : 

– Approvisionnement d’une population vulnérable en eau potable

Il s’agit de lutter contre l’insalubrité de l’eau, pour protéger les populations de tout risque de maladie infectieuse ou parasitaire (gastro-entérites…), première cause de mortalité infantile dans un pays défavorisé. Les maladies diarrhéiques sont l’une des trois principales causes de morbidité pour l’ensemble de la Région.

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–  Gestion de l’eau

Le but est d’apprendre aux populations locales à utiliser l’eau à bon escient, c’est-à-dire pour leur propre consommation. Il faut rappeler qu’à Andohajango, la source est utilisée pour tout : boire, irriguer la rizière, faire boire les élevages et laver le linge. L’eau est devenue impropre à la consommation et vient à manquer en période de sécheresse. Les habitants doivent alors faire 12 kilomètres pour trouver de l’eau (conséquence de la sécheresse et de la déforestation).

Concrétisation du projet

Pour mieux gérer l’eau à Andohajango et ses environs, l’ONG humanitaire « Anne-Marie Soeur du Monde » propose la construction de puits. Les intérêts sont multiples en matière d’approvisionnement et de gestion de l’eau:

  • L’eau des puits sera à l’usage unique de la population, protégée de toute contamination par les animaux et autres activités. L’eau sera traitée au moyen de procédés physiques et chimiques afin de devenir potable.
  • L’eau sera gérée en fonction des besoins, qui diffèrent selon la saison, par l’établissement d’une convention de protection de puits. Cela fonctionnera sur le même principe que le délestage, en période de sécheresse. Les puits seront entourés de clôtures et cadenassés, et placés sous la responsabilité du maire de la ville. Une famille bénéficiera d’un seau d’eau au lieu de quatre par exemple.
  • En utilisant les énergies renouvelables, le coût du projet est abordable. Ne nécessitant pas de carburant, ni d’électricité, l’installation de puits constitue une véritable opportunité pour les populations. Ces dernières seront les garantes et les gestionnaires de leur eau.
  • L’eau devient plus accessible, ce qui constitue une véritable révolution. C’est toute la vie quotidienne de ces populations qui va en être changée : moins de maladies, moins de mortalité infantile, et surtout gain de temps et d’énergie pour les mères de famille qui, outre les tâches domestiques et la garde des enfants, devaient faire des kilomètres pour aller chercher de l’eau. L’eau sera à portée de mains, d’où une source de bienfait et de bonheur pour tous.

Avec l’eau, c’est la vie qui renaît.

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Si ces trois grands axes sont une priorité pour l’ONG humanitaire « Anne-Marie Soeur du Monde ». D’autres actions sont envisagées dans le projet 2010 :

Bien sûr, la collecte d’objets précieux se poursuit en parallèle. Ainsi, « Anne-Marie Soeur du Monde » s’est déjà vue offrir cette année une ambulance. Il faut donc maintenant financer l’acheminement du véhicule jusqu’à Madagascar. Ajoutons que nous avons également reçu des vélos, des lits, des tables et bancs d’école, du matériel médical (stérilisateur, couveuse…), et que nous attendons aussi un cabinet dentaire et une salle d’opération. Notre objectif est de réunir des fonds pour organiser le convoi de ces dons.

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