Anne-Marie à Madagascar

 

 

A toutes nos connaissances, à tous ceux qui nous accompagnent depuis si longtemps, nous adressons du fond du cœur un grand merci pour vos dons qui nous permettrons d’avancer dans nos projets humanitaires afin d’aider les personnes les plus pauvres et les malades qui se trouvent dans des situations difficiles aussi bien dans notre région que dans les pays du tiers monde tout particulièrement à Madagascar.

Un exemple parmi nos actions concrètes:

  • 6 envois maritimes ont été expédiés au printemps 2017 à destination des enfants malades des pieds bots et des becs de lièvre du Centre Stella Maria à Nosy Be et dans différentes léproseries.

 

 

Notre présidente Anne-Marie Bouché Hilbold accompagnée de son chien Boy, fidèle compagnon de voyage, a effectué toutes les distributions à travers tout le pays.

Elle partage avec nous un extrait du journal de son dernier voyage humanitaire :

 « Tous les jours Sœur Goretti et Sœur Nadia vont à pied dans la brousse profonde au village de TSIMAHASENGA qui se trouve à 7 kilomètres de ANALALAVA,  un village où vivent 14 lépreux dont une lépreuse qui souffre d’une infection grave à son pied droit.

   

 

                                                                     

Au total une cinquantaine de personnes vivent ensemble en familles. Au dipensaire, Sœur Goretti soigne les villageois, mais également les habitants de la brousse et d’Analalava venant en consultation au village parce que la consultation est gratuite, il leur faut uniquement participer aux paiement des médicaments. Les sœurs achètent les médicaments à Antananarivo, ils sont chers et souvent de mauvaise qualité. Il faudrait pour le dispensaire des bandes, tensiomètre, thermomètre, coton, Biafine, compresses, mesurer le diabète, test de grossesse, préservatifs: tout manque pour soigner les lépreux qui ne peuvent pas aller travailler et subvenir à leurs besoins essentiels. Heureusement, une fois par mois les sœurs donnent du riz, savon, huile et sucre.

Le village de TSIMAHASENGA existe depuis 1954, les lépreux devaient sortir de la ville car ils étaient exclus de la société, des politiques, coupés de la famille et des amis.

 

 

 

 

Les sœurs de la DIVINE PROVIDENCE, arrivées en 1946, ont progressivement transformé leur petite maison en bois et  construit en dur, au fur et à mesure de leurs maigres moyens, le dispensaire actuel.  

 

 Le 10 août il y a eu un feu de brousse, des débris en feu ont atterri dans les champs de cocotiers 40 pieds sur 55 ont été dévastés par le feu, c’est une grande catastrophe pour la communauté et en plus ça a brûlé les clôtures, les dégâts sont considérables.

Nous ne pouvons pas aller sur l’île voisine visiter le bagne parce que je ne peux pas laisser Boy mon chien en liberté à cause des chiens et des chats errants qui ont souvent la rage, nous repartirons demain après le petit déjeuner. Dans la journée il n’y a rien à manger pour Boy et moi. Je cherche une petite boîte de thon dans mon paquetage de survie. Nous avons avalé tout cela en 3 secondes. Dans la soirée on partage avec les Sœurs leur dîner, au menu : des noix de cajou et du poisson cuit à l’eau accompagné d’une montagne d’arrêtes. Comme dessert une noix de coco et son jus. C’est délicieux ! ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2018-03-12T21:48:59+00:00 mars 12th, 2018|News de L'ONG|

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